Innovation. Trois solutions qui pourraient trouver leur place en copropriété en 2026

Écrit le 21/01/2026

Actualités

Entre rénovation énergétique, mobilité électrique et gestion plus “douce” des espaces verts, certaines solutions gagnent en maturité et pourraient se démocratiser dès 2026. Tour d’horizon, en mode pratique.

Enerdrape. La géothermie urbaine… sans forage

Présentation
Enerdrape propose une géothermie adaptée aux immeubles existants : des panneaux géothermiques sont installés sur des surfaces déjà enterrées (murs de parkings en sous-sol, locaux enterrés, zones techniques). Objectif : valoriser un gisement souvent présent mais inexploité, celui des parois en contact avec la terre.

En quoi c’est innovant
La géothermie “classique” s’appuie souvent sur des sondes verticales et des chantiers plus lourds. Ici, on évite le forage en utilisant l’existant, ce qui peut rendre la solution envisageable en milieu urbain dense, là où les contraintes de sous-sol ou d’emprise compliquent les projets.

Comment ça marche
Un fluide circule dans les panneaux, capte des calories et les transmet à une pompe à chaleur (PAC) qui élève la température pour alimenter l’eau chaude sanitaire et/ou le chauffage, selon le dimensionnement. Le système se conçoit comme un projet énergétique : étude de faisabilité, raccordements, pilotage et suivi.

Pourquoi ça peut intéresser votre copropriété

  • Réduire une partie des consommations
  • Compléter une stratégie de rénovation énergétique via un mix plus bas carbone.
  • Valoriser des surfaces enterrées (parkings, sous-sols) comme ressource énergétique.
  • Renforcer l’attractivité patrimoniale à moyen terme.

À savoir
Les performances varient selon le site (surface disponible, besoins, accessibilité). Une étude technique et économique est indispensable, ainsi qu’une anticipation des contraintes d’exploitation et de maintenance.

Logivolt. Financer l’infrastructure de recharge… sans avance pour la copropriété

Présentation
Logivolt répond à un besoin croissant : équiper les parkings pour la recharge électrique. Le principe : déployer une infrastructure collective (armoires, câbles, pilotage) sans avance de trésorerie côté copropriété, puis permettre aux résidents de se raccorder au fil de l’eau.

En quoi c’est innovant
L’infrastructure de recharge pour véhicule électrique (IRVE) est souvent freinée par le coût initial et la question de l’équité. Ici, on préfinance le collectif et on fait porter les coûts d’usage sur les seuls utilisateurs. Résultat : une solution plus homogène et évolutive, qui évite les installations individuelles disparates.

Comment ça marche
Deux étages. Une infrastructure commune dimensionnée pour la montée en charge, souvent avec pilotage intelligent. Ensuite, des branchements individuels : chaque résident finance sa borne et son raccordement. On prévoit aussi le cadre : règles d’exploitation, maintenance, et modalités de demande pour les futurs raccordements.

Pourquoi ça peut intéresser votre copropriété

  • Anticiper la hausse des demandes sans gérer l’urgence “au cas par cas”.
  • Sécuriser l’installation et limiter les conflits entre résidents.
  • Préserver l’équité : non-utilisateurs non-contributeurs, tout en modernisant le parking.
  • Valoriser la résidence (atout de plus en plus regardé).

À savoir
Tout dépend du modèle contractuel : conditions de raccordement, maintenance, durée d’engagement, transparence des coûts. Le vote en AG doit s’appuyer sur une présentation claire et, idéalement, une comparaison des solutions.

 M2i. Biocontrôle : lutter contre certains nuisibles sans insecticide

Présentation

M2i développe des solutions de biocontrôle basées sur les phéromones. Plutôt que de traiter de façon systématique, on agit sur le comportement d’insectes ciblés (reproduction, attraction, suivi des populations). Une approche déjà connue en agriculture, de plus en plus étudiée pour les espaces verts.

En quoi c’est innovant

On change de logique : “pulvériser” devient “surveiller, cibler, intervenir au bon moment”. Cela peut réduire les traitements répétés et améliorer l’acceptabilité par les résidents, surtout quand la copropriété souhaite limiter l’usage de produits. La clé : une solution très ciblée, dimensionnée à la surface et au calendrier du nuisible.

Comment ça marche

Deux usages principaux. La première, la confusion sexuelle consiste à diffuser une phéromone pour perturber l’accouplement. La seconde, le piégeage/monitoring consiste à installer des pièges pour mesurer la pression et décider du bon niveau d’intervention.

Pourquoi ça peut intéresser votre copropriété

  • Préserver plantations, haies et arbres en limitant l’escalade des traitements.
  • Réduire les inquiétudes liées aux pulvérisations dans des lieux de vie.
  • Mieux piloter l’entretien grâce à des indicateurs (suivi) plutôt que des interventions “automatiques”.

À savoir
Ce n’est pas universel : un nuisible = une stratégie spécifique. L’efficacité dépend du bon timing et du dimensionnement, et s’inscrit souvent dans une gestion intégrée (prévention + surveillance + action ciblée).

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